On a tous une histoire – Martine nous raconte la sienne

Martine Légaré

J’ai toujours aimé cuisiner.

Toute petite, j’observais ma grand-mère et mon père popoter, et ça me fascinait. C’est donc très jeune qu’inspirée par ma famille, j’ai entamé mon propre parcours dans la cuisine.

Quelques années plus, alors maman à la maison, la cuisine est devenue mon repère et une façon pour moi de m’accomplir. Pendant plusieurs années, pour le plaisir, je me suis formée en participant à des ateliers et des cours de cuisine en tous genres.

J’étais loin de me douter que ma passion se transformerait un jour en mon métier !

En 2021, mes enfants devenus grands, j’ai choisi d’effectuer un retour aux études. C’est ainsi que j’ai fait mon entrée à La Cité par la voie du programme d’Arts culinaires, avant d’en ressortir récemment avec un diplôme en Gestion culinaire avec une spécialisation en boulangerie/pâtisserie, désireuse de prolonger mon éducation d’une année supplémentaire.

Des opportunités insoupçonnées

Étudier à La Cité m’a permis non seulement d’apprendre un nouveau métier mais aussi de mieux me connaître moi-même.

Grâce à mon rôle d’ambassadrice qui m’amenait à soutenir les nouveaux étudiants lors de leur arrivée au Collège et à représenter le programme dans le cadre d’activités de recrutement, j’ai pu gagner en confiance et tisser des liens précieux.

N’ayant pas peur du travail, je me suis aussi beaucoup impliquée, que ce soit dans le cadre de concours comme « Jeune espoir culinaire » dont j’ai obtenu la 4e place ou par l’entremise du restaurant-école Les Jardins de La Cité.

Or, un moment marquant de mon passage à La Cité a eu lieu sur le plan personnel, par l’entremise du Centre pour étudiants autochtones. Katy Rankin-Tanguay, la coordonnatrice du Centre, a été d’un grand soutien lorsque j’ai voulu faire la lumière sur l’origine de mes ancêtres pour mieux comprendre la personne que je suis. Aujourd’hui, je suis fière de dire que je suis d’ascendance métissée Mi’kmaq.

Des débouchés nombreux

Mes études à La Cité m’ont permis de vivre plusieurs expériences aussi diversifiées que formatrices.

En plus du restaurant-école du Collège qui est un atout non négligeable du programme, j’ai pu faire des stages et travailler dans une chaîne de restauration japonaise, dans les cuisines de la cafétéria de La Cité, comme pâtissière pour une ferme, de même que pour une entreprise de fabrication de produits de protéines végétales.

Depuis quelque temps, je cuisine les petits plats offerts à la trentaine d’enfants d’un service de garde situé près de chez moi. J’élabore les menus et je prépare la nourriture de toute la marmaille sur une base quotidienne, ce qui comporte son lot de défis sachant que je ne peux pas compter sur de l’équipement professionnel comme à La Cité. Cet emploi a néanmoins un avantage de poids, soit de combiner mes deux passions que sont la cuisine et les enfants.

Un rêve en devenir

La diversité d’expériences que j’ai vécues fait en sorte que je sais plus que jamais ce que je souhaite accomplir et comment y parvenir. Inspirée par mes racines et mes rencontres avec des membres de la scène culinaire autochtone, tout est désormais en marche pour l’ouverture de mon futur café-boutique de produits boréal. Même si ce n’est que le début, des locaux ont déjà été explorés et des fournisseurs ont été contactés.

La Cité m’a donné les outils dont j’avais besoin pour concrétiser mon rêve, un projet que j’ai bien hâte de vous partager !

 

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